Témoignages – Hey hoe gaat het?

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J’avais 12 ans quand maman s’est suicidée. Je ne pouvais tout simplement pas le croire. Pourquoi ? Cette recherche du pourquoi me hantait. Je me sentais aussi abandonné. Avait-elle un jour vraiment voulu de moi ? Je restais avec toutes mes questions.

Ma meilleure amie a voulu se suicider l’année passée. Les autres filles répandaient des rumeurs sur elle et elle n’en pouvait plus. Plus elle se défendait, pire c’était. Tout le monde pensait qu’elle était coupable d’un suicide qui avait eu lieu auparavant. Mais rien de tout cela n’était vrai. Plus la date du décès de cette fille approchait, moins elle y arrivait. Elle voulait mettre fin à ses jours. Elle ne voyait plus qu’une seule solution.

Une bonne amie voulait se suicider. Son copain avait rompu et elle était tout à fait déprimée. J’ai essayé de lui remonter le moral, mais elle restait très négative. J’espérais que cela passerait, mais cela n’a fait qu’empirer : elle a commencé à se couper. Elle m’avait demandé de ne parler à personne de ses idées suicidaires. Plus ses plans se concrétisaient, plus j’ignorais par où prendre le problème. Devais-je le raconter à quelqu’un ou non ? Je voulais demander de l’aide, mais je ne pouvais pas.

J’ai vécu quelque chose d’affreux, mon copain s’est suicidé. Je n’avais rien vu arriver du tout. Nous étions ensemble depuis un an. Parfois, il avait le cafard et voulait être un peu seul. Mais j’excluais totalement une dépression ou des idées suicidaires. Je trouvais qu’il avait bien le droit d’être seul de temps en temps. Je ne voulais pas non plus imposer ma présence. Son suicide a été tout à fait inattendu pour moi. Parfois, je ne peux même pas encore y croire. On croit toujours que cela n’arrive qu’aux autres…

Je n’en voulais plus, je voulais arrêter de vivre. Quand allais-je agir ? Telle était la question. Bien entendu, je savais que ce chagrin d’amour passerait et que je pourrais poursuivre ma route seule, mais je ne le voulais pas : moi seule contre le monde entier. Je ne voulais plus avoir de rendez-vous, je ne voulais pas rencontrer de nouvelles personnes, je ne voulais pas rencontrer quelqu’un d’autre et à nouveau être amoureuse, raconter toutes mes histoires, je ne voulais plus rien construire avec quelqu’un d’autre.

Je me sentais cassée, je n’en pouvais tout simplement plus. J’avais subi tellement de choses en si peu de temps que je n’avais plus aucune réserve. Mes parents étaient décédés tous les deux dans un laps de temps très court. Je n’arrivais pas à faire mon deuil. Je me posais beaucoup de questions : que faisons-nous encore ici ? Pour qui sommes-nous là ?

C’est à une soirée que j’ai rencontré un autre garçon. Il avait 19 ans et vivait seul. Après un moment, je l’ai de plus en plus côtoyé. Au début, on fumait un peu de cannabis. Une drogue douce… Assez rapidement, j’ai découvert qu’il prenait aussi des drogues dures : de l’héroïne. Un soir, je lui ai demandé si je pouvais aussi essayer. Après avoir dû beaucoup insister, il m’a donné ma première dose. Quelques jours plus tard suivait la deuxième. J’ai commencé à consommer de plus en plus fréquemment. Et très vite, je consommais un demi-gramme par jour. Je faisais tout pour ressentir cette sensation d’enivrement.

À l’école primaire, tout allait très bien. C’était l’école du village et tout le monde se connaissait.
En première humanité, cela a été difficile pour moi. Subitement, j’ai atterri dans un tout autre monde : du village à la ville. D’une petite école où les instituteurs étaient sympas à une école avec des centaines de classes. 

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